De nos jours il suffit d'afficher un vèvè pour indiquer un lien, plus ou moins formel, à la culture Vodou. L'ironie c'est que cette graphie sacrée n'avait pas de vocation illustrative. Un vèvé est par nature éphémère : il est fait de poudre, tracé en une fois, d'un trait entre les doigts, debout jambes écartées, pour une cérémonie précise et il sera immanqua-blement, et sans remords, effacé par les pas des danseurs. C'est le "code d'appel" d'un loa précis et, plus que ses qualités artistiques intrinsèques, c'est l'adjonction de détails significatifs aux yeux initiés qui compte. Or un grave danger menace la science des vèvès. Nous pouvons tous nous inspirer de cette riche iconographie sans oublier que le vèvè n'a de sens rituel que tracé sur le sol par ceux qui en ont reçu les clés dans un oumfô.
Un Vèvè est un symbole vaudou qui représente un esprit « loa » (ou lwa) et sert de leur représentation pendant les rites. A Haïti, le vèvè dérive des convictions du Tainos natal. Le plus similaire au vèvè sont les dessins de zémi ou dieux de la religion des Taino. Chaque Loa a son ou son propre vèvè unique, bien que les différences régionales ont mené à des vèvès différent pour le même loa dans quelques cas. Les sacrifices et les offrandes sont d'ordinaire placées sur eux. Le vèvè est dessiné d'ordinaire par terre en éparpillant une substance de poudre-comme, comme la semoule de maïs, la farine de blé, l'écorce, la poudre de brique rouge, ou la poudre. Le matériel dépend tout à fait sur le rite.
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